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CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT D’ HAÏTI

CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT D’ HAÏTI INTERFACE

Cet article de Paul Vermande  vient d’être publié dans le n° 116 de la revue Interface de l’Association des Ingénieurs et Diplômés INSA Lyon. Cette association a aimablement donné son autorisation pour le reproduire sur le site de Lyon-Haïti Partenariats, nous lui adressons tous nos remerciements..

DEMARCHE SOLIDAIRE  MAIS AUSSI  SCIENTIFIQUE et TECHNOLOGIQUE

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Rencontre des femmes, camp de Tabarre Issa,  2010

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Atelier de confitures TOPLA, Vallue

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J’ai signé deux articles dans INTERFACE N° 109 et 111et je suis sollicité pour en écrire un autre. Pourquoi?  Je me sens très proche de ce pays francophone où j’ai travaillé pendant 6 ans.

–          le peuple haïtien nous a accueilli avec une gentillesse peu commune ; de plus  il manifeste une créativité « extra-ordinaire » que nous avons découvert à travers la peinture, les sculptures, la musique,  la littérature et même l’informatique

–           Depuis notre retour en 2001 et notre engagement dans le secteur associatif,Maguy dans l’association «  Lyon Haïti Partenariats » et moi au sein du Collectif Haïti de France, dont je suis le président national, nous avons constaté que le cas  d’Haïti rassemble presque toutes les questions liées au développement et à la lutte contre la pauvreté. Les aides d’urgence sont   nécessaires après un séisme ou des cyclones, mais elles sont insuffisantes pour permettre  le développement.

–          N’oublions pas  aussi que Haïti  a 4 siècles d’histoire commune avec la France et que aujourd’hui comme hier,ce pays est un enjeu géo-stratégique politique pour les Caraïbes(les USA l’ont bien compris), un enjeu pour l’avenir de la francophonie dans cette région et sans doute pour l’équilibre du monde : peut-on laisser un peuple dans un tel état de dénuement, après l’avoir soumis par l’esclavage, l’avoir ruiné par le versement d’une « dette d’indépendance », et l’avoir ponctionné aujourd’hui encore, en favorisant le départ de 85 % de ces cadres, vers le Canada et les USA ?

COMMENT SE MOBILISER POUR SON DÉVELOPPEMENT?

                Notre démarche associative ne pourra pas amener les investissements lourds dont le pays a besoin, alors nous agissons dans plusieurs directions :

–          Nous diffusons de l’information aussi bien en France qu’en Haïti en partenariat avec une agence de presse haïtienne. , Alterpresse, et avec la  Fondation Culture et Liberté (FOKAL)

–          Nous sommes attentifs à la défense des droits humains ; ça commence par l’accès à l’état civil : 1 million d’haïtiens  en Haïti et en République Dominicaine n’ont pas été inscrit à la naissance et n’ont donc pas d’identité ce qui constitue un handicap énorme. Les autres droits fondamentaux : droits de se nourrir (travail sur la souveraineté alimentaire avec les associations paysannes), droit à l’éducation (soutien aux écoles et aux enseignants), droit à la santé .il ne peut y avoir de développement sans respect des droits.

–          La  principale démarche est actuellement de mettre l’accent sur la réalisation de projets économiques  en partenariat avec les associations haïtiennes plutôt que d’envoyer des dons. Ceux -ci apportent certes un soulagement immédiat, mais ne résolvent rien à long terme pour le développement économique et l’autonomie des populations.

Le ministre du Développement, Pascal CANFIN, disait récemment que « ce sont les petites associations de bases  qui sont les grands acteurs du développement local ». Nous sommes en communication constante avec la société civile dans les villages et les quartiers et nous disons que nous sommes le 4ème pilier du soutien au Développement, les 3 autres étant les grands organismes internationaux  multilatéraux, les états et les ONG.

Les acteurs de la solidarité avec  Haïti sur la Région Lyonnaise

La liste qui suit est valable pour la région lyonnaise, mais plusieurs autres régions se sont organisées et développent des actions similaires à Toulouse, Rennes, Lille, Marseille, Nantes, Poitiers  et Paris pour ne citer que les principales. Le Collectif Haïti de France regroupe  plus de 80 associations et 150 adhérents individuels. Les soutiens à Haïti sont nombreux mais dispersés, nous assurons le début de la mutualisation.

1)      Une dizaine d’associations sont regroupées dans leRéseau Rhône Alpes pour Haïti (RRAH)  au sein du  CADR (Collectif des Associations de Développement  en Rhône Alpes). Elles organisent fréquemment des évènements : au cours de l’année 2010, année du séisme, ce sont une centaine de conférences,  séances de cinéma,  pièces de théâtre,  débats,  expositions, soirées de solidarité  qui ont eu lieu dans la région. Les financements recueillis ont servi à soutenir la reconstruction des écoles, l’achats de semences, la confection ou réparation des citernes, …

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Camp d’informatique, Vallue, août 2011

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Construction d’une nouvelle école, Vallue, mars 2013

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2)       Plusieurs grandes ONG ou Fondations travaillant en Haïti, ont leur siège ou de fortes délégations à Lyon.

AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières)soutient le monde rural (65% de la population haïtienne) avec toutes ses productions traditionnelles et particulièrement les filières café, cacao, lait,.. cette dernière  en partenariat avec VETERIMED, ONG Haïtienne,  sur 2 programmes  LET AGOGO  ( « lait à profusion » dans une vingtaine de petites laiteries)  et ManmanBèf (programme d’achat de vaches qui sont  remises à  des familles haïtiennes  pour une durée de  4 ans). Nous suivons de près ces programmes. Le CADR  est porteur avec AVSF d’un  gros projet financé à 80% par la Fondation de France et par la Région RA  pour la réhabilitation d’un réseau de 50 unités de transformation de fruits (production de confitures, fruits séchés, liqueurs,…).

Handicap International, dont le siège est à Lyon, est  présent en Haïti depuis  10 ans. Cette ONG  emploie  actuellement  environ 100 personnes en Haïti pour les soins et  la ré-éducation de plus de 5 000 handicapés.

La Croix Rouge Internationale est présente en Haïti depuis plus de 50 ans par le biais de CARE-Haïti avec de multiples interventions : aides d’urgences, abris provisoires et habitat, choléra et sécurité alimentaire… La délégation départementale du Rhône adhère à l’Association LYON HAITI-Partenariats.

La Fondation Mérieux a une représentation permanente en Haïti pour suivre toutes les maladies infectieuses (tuberculose, VIH,..) : soutien aux structures et laboratoires de santé, micro- crédit aux familles des malades, soutien mère-enfants et dépistage-diagnostique.

Le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) suit 5 projets dans des villages haïtiens ; c’est le siège de Paris qui assure l’animation et le suivi. Idem pour Médecins du Monde.

 Le SCD (Service de Coopération pour le Développement) dont le siège est à La Mulatière envoie des volontaires, souvent jeunes diplômés, pour une durée de 1 ou 2 ans. Ils sont 15 actuellement en Haïti.

3)      Quelques exemples de  petites entreprises ou de bureaux d’études avec lesquels nous sommes en relation :

  • L’entreprise COQUARD  a expédié  en mars 2012 , à la demande de 2 clubs Rotary (Villefranche et Belleville en Beaujolais) le matériel inox pour la mise en place d’une  laiterie (200l/jour) dans le village de Vallue, situé à 65 kms de Port-au-Prince.
  • GIRUS dans le domaine de l’environnement, de l’accès à l’Eau et du traitement des déchets urbains.
  • Le RONGEAD (Réseau des ONG pour le Développement Rural)  travaille avec le CEFREPADE, hébergé à l’INSA,pour la valorisation des déchets d’anacardes (noix de cajou).
  • La Fondation de la Société SOGELINK, créée suite au séisme, nous a demandé de participer à son conseil d’administration pour sélectionner des projets humanitaires.

4)      Les établissements d’Enseignement Supérieur accueillent des étudiants  et des chercheurs haïtiens :

  • –  ce sont les 3 grandes universités de l’Etat et les écoles d’ingénieurs (notamment INSA et ENTPE) :
  • – Le CIEDEL à l’université catholique. ( 5 étudiants présents cette année)
  • IFRAMONDE (Université Lyon 3)
  • – l’ENS qui participe avec plusieurs pays dont Haïti à un programme de recherches au sein de la francophonie. L’ENS a accueilli le Réseau Rhône-Alpes pour Haïti en janvier et février 2012 pour l’exposition « Haïti 500 ans d’Histoire » (2 000 visiteurs), et a  permis la tenue de 3 conférences .

5)      Deux actions de Recherche importantes sont menées sur des sujets concernant Haïti et financées par l’Agence Nationale de la Recherche                  ( programme ANR-Flash Haïti )

 – GEDEAH ( Gestion Décentralisée des déchets et développement de filières Agricoles en Haïti ).  Contrat d’environ 250 000 € sur 3 années au Laboratoire de Génie Civil et d’Ingénierie Environnementale (LGCIE) de  l’INSA , en partenariat avec le Centre Francophone de Recherche Partenariale pour l’Assainissement, les Déchets et l’Environnement (CEFREPADE), le GRET (Groupe de Recherche et d’Echange Technologique) et l’Université Quisqueya (Haïti).

RECREAHVI (Résilience et Processus Créateur chez les enfants et adolescents haïtiens victimes de catastrophes naturelles) Projet de l’Université Lyon 2 dirigé par Daniel Derivois, maître de conférences en psychologie, d’origine haïtienne, en partenariat avec  la faculté des Sciences Humaines de l’Université d’Etat d’Haïti et l’association Philosoph’Art. Montant du contrat du même ordre de grandeur.

6)      Des enseignants  du Supérieur, au sein de Universitaires Sans Frontières (USF-AWB),  se mobilisent pour donner des cours et mettre en place des formations  spécialisées. Ils interviennent avec des retraités du GREF (Groupement d’Enseignants  Retraités et Éducateurs sans Frontières) notamment pour la formation des enseignants haïtiens.

7)      L’association Lyon-Haïti Partenariats, (104 adhérents) créée en octobre 2011, développe un Partenariat avec l’Association des Paysans de Vallue (APV) :

  • Co-financement d’un Centre informatique,

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    Réservoir d’eau potable, Vallue, mars 2013

  • Co-financement du fonctionnement de l’école et du Centre de Santé,
  • Suivi des ateliers (transformation de fruits, laiterie).
  • Projet déposé auprès de la Fondation SOGELINK  en vue d’améliorer l’accès à l’eau en plusieurs points du village.

De plus elle accueille et soutient les étudiants et chercheurs haïtiens présents à Lyon notamment pour la recherche de stages. Ils adhèrent à l’association.

Deux laboratoires de l’INSA et de l’ENTPE ont formé ces dernières années 7 docteurs haïtiens, notamment dans le cadre d’une convention INSA-Université Quisqueya. Le Pr Evens EMMANUEL premier docteur formé (2003), est actuellement coordonnateur des formations doctorales en Haïti pour l’AUF. De plus  le CEFREPADE  et le LGCIE interviennent dans le traitement des déchets urbains et agricoles en vue de leur  valorisation. Deux séminaires sont prévus en juillet  2013 . Le prix  J.C. Fernandes, du nom de ce chercheur de l’INSA mort pendant le séisme, sera attribué à cette occasion. Un autre article spécifique est prévu pour un prochain numéro d’INTERFACE.

CONCLUSION

 On constate qu’il existe déjà beaucoup d’actions dans la région en soutien à Haïti et il ne manque que la vôtre.

Le monde actuel a besoin de solidarités actives pour retrouver un équilibre. Prenez contact avec « Lyon Haïti Partenariats » qui essaye de mutualiser toutes ces démarches.

Paul Vermande, INSA 1ère promotion

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Camp de Tabarre Issa : des tentes mais pas d’arbres, ni végétation.

Mission ANATRAF Avril 2013.

Paul Vermande et Jacques Breysse ont été en Haïti du 5 au 14 avril 2013. Séjour à Vallue le 6 et 7 avril pour faire un état de la situation des différentes actions en cours avec l’APV. L’essentiel de la mission consistait à faire le point sur le projet ANATRAF (Association Nationale des Transformateurs de Fruits).

Fruits vendus sur le bord de la route à Léogane

En particulier, il s’agit de parler avec la Direction de l’ANATRAF de l’exécution de la fin du projet, de préparer l’évaluation finale qui aura lieu au mois de septembre 2013  et d’examiner les possibilités de continuer des actions qui iraient dans le sens du projet : transformer et valoriser les productions des populations rurales en soutenant certains ateliers,  générer des revenus pour les familles, améliorer la qualité et les quantités des fruits transformés.

Quelques données sur le projet ANATRAF : le budget de 600 000 € est financé à 80 %  par la Fondation de France, mais aussi par la région Rhône-Alpes, l’ONG AVSF, le Réseau Rhône-Alpes pour Haïti, et l’ONG hollandaise ICCO. C’est le CADR  qui en est le gestionnaire, et des membres actuels de LHP, initiateurs du projet au sein du Réseau RA pour Haïti, suivent son déroulement en liaison avec AVSF.

 

Rapport de la Mission concernant la Réhabilitation de logo_cadrl’ANATRAFT-shirt_anatraf

Effectuée par Jacques BREYSSE et Paul VERMANDE

                                             Du 7 au 14 avril 2013 en Haïti

1)    OBJECTIFS et CONTEXTE

Le programme de Réhabilitation de l’ANATRAF et de son réseau de 51 ateliers répartis dans tout le pays a été élaboré au sein du CADR(Collectif des Associations de Développement en Rhône Alpes) par le Réseau Rhône Alpes pour Haïti. Ce réseau d’associations était en relation avec des associations haïtiennes et quelques ateliers de transformation de fruitsfabriquant essentiellement des confitures. Il était aussi en relation avec AVSF France et AVSF Haïti. Le dossier a été présenté à la Fondation de France en octobre 2010, acceptépour une participation à 80% des 600k€ et signé en décembre. Après son acceptation, les responsables des 3 organismes directement concernés ont commencé une partie des actions prévues (réhabilitation des bâtiments détruits–structuration des salariés au sein de l’ANATRAF- choix de 10 ateliers à soutenir en priorité).Dans le même temps,  le CADR et AVSF ont recherché les financements complémentairespour atteindre le total du budget du projet.

Les objectifs principaux étaient les suivants :

–   La réhabilitation des structures endommagées ou détruites par le séisme pour contribuer à « l’amélioration durable et équitable des revenus des familles paysannes impliquées dans la transformation des fruits »,
–   « Renforcer les capacités de production, commercialisation et gestion entrepreneuriale des unités de transformation, membres de l’ANATRAF ».

La première année a permis des reconstructions, le recrutement, le fonctionnement et paiement des salaires de 9 personnes dans la structure centrale de l’ANATRAF, le choix des 10 premiers ateliers à renforcer,ainsi que  différentes actions (formations, fonds de roulements dans certaines unités, suivi de terrain). Malgré ce bilan relativement satisfaisant, il faut noter que les responsables du projet au sein des 3 organismes partenaires ont quitté leurs fonctions,fin 2012. Certaines activités prévues initialement sont apparues plu tout à fait pertinentes ou prématurées au vue du contexte, si bien qu’un redéploiement a été proposé et accepté par toutes les parties (suppression de la construction d’un atelier modèle, annulation des actions de pépinière et de plantation, abandon de la certification équitable,…). La nouvelle répartition budgétaire a ainsi permis de renforcer le soutien direct aux ateliers (recrutement de 2 assistants techniques en gestion (ATG) pour un accompagnement direct et « quotidien », mise en place d’un fonds d’investissement…).

Durant la seconde année, à partir de l’été, des malentendus, associés à des insuffisances en terme de communication, sont apparus entre AVSF Haïti et l’ANATRAF, qui ont conduit à un relâchement des relations entre les 2 organismes, puis à leur interruption à partir de septembre. Un deuxième redéploiement a donc été proposé par AVSF-Haïti, pour relancer les activités en privilégiant le soutien aux 10 ateliers de transformation. Ces propositions, acceptées par le CADR et la Fondation de France, ne l’ont toutefois pas été par les responsables de l’ANATRAF reflétant une certaine frustration de ne pas être suffisamment impliqués dans la conduite du projet.

Les objectifs de la mission proposée en mars 2013 par le CADR étaient donc :

–  comprendre ce qui s’était passé en 2012  entre les partenaires présents en Haïti
–  écouter les acteurs de l’ANATRAF, leur donner les apaisements pour l’exécution de la fin du programme, renouer des échanges avec eux pour l’après projet,
–  assurer AVSF-Haïti de notre volonté d’aller au-delà du projet dans le soutien au monde rural haïtien, et spécialement aux ateliers de transformation de fruits, qui émanent tous d’une démarche volontaire des populations haïtiennes.

Historique résumé du projet :

–  Préparation du projet par Paul Vermande (président du Collectif Haïti de France et membres du CADR/Réseau Rhône Alpes pour Haïti) et Julie Colom (chargée de projets au CADR – en charge du suivi du Réseau Rhône Alpes pour Haïti). Appui d’Alejandra Cuajan (master 2) en stage pendant 5 mois en 2010.
–  Présentation par le CADR du projet à la Fondation de France (juillet 2010)
–  Lettre d’intention de la Fondation de France d’attribuer 485000 € au CADR (6/10/2010)
–  Signature d’une convention de partenariat CADR/AVSF/ANATRAF (décembre 2010),
–  Signature d’une convention de partenariat AVSF/ANATRAF (décembre 2010)
–  Démarrage du projet 1/01/2011 (mais intégration d’actions de réhabilitations de 5 ateliers menées fin 2010 : Himalaya, PFST Léogane, PFST Carrefour, TOPLA et Fondwa).
–  Responsables : CADR : Julie Colom, AVSF : Nicolas Faugères, ANATRAF : Anderson Chery (Responsable technique de l’ANATRAF – Directeur par intérim)
–  Avril 2011 : Arrivée Luc Maille – nouveau directeur de l’ANATRAF,
–  Juin 2011 : Mission Julie Colom en Haiti. Identification de certaines faiblesses (Crise de confiance interne à l’ANATRAF, Liens de l’ANATRAF avec les ateliers insuffisants, Faiblesse administrative),
–   Aout/Novembre 2011 : 1er rapport d’activités provisoire en aout (1er semestre 2011), version finale en Novembre (cumule les 2 périodes  1er semestre T1, et 3ème trimestre T2),
–   Octobre 2011 : départ de Julie Colom. Pomme Igleses lui succède.
–   Novembre 2011 : démission Nicolas Faugère.
–   Décembre 2011 : AG de l’ANATRAF et élection d’un nouveau comité exécutif et d’un nouveau coordonnateur Jean-Fritz CHERY,
–   Décembre 2011/Janvier 2012 : définition des bases d’une réorganisation du projet : 1er redéploiement accepté par tous, mais sans signatures.
–   Février 2012/mars 2012 : arrivée d’Anne Lafalaise (remplacement de Nicolas Faugères);
–   Démission d’Anderson CHERY (février 2012),
–   Mars 2012 : démission de Luc MAILLE,
–   Avril 2012 : Arrivée de Jacob JEAN-FRANCOIS en remplacement de Luc MAILLE,
–    2ème trimestre 2012 : démarrage du redéploiement. Recrutement de 2 ATG par AVSF-Haïti (Rapports Septembre 2012),
–    Septembre 2012 : séminaire des « 10 ans » de l’ANATRAF,
–    Fin septembre/début octobre 2012 : décision AVSF/CADR d’annuler la visite en France de représentants de l’ANATRAF,
–    Décembre 2012 : définition des bases d’une nouvelle réorganisation du projet : 2ème redéploiement,
–    Février 2013 : réunion de la commission « Investissements ».

2)    LES DIFFERENTES REUNIONS

Lundi 8 avril 2013 :
– Réunion de présentation au SCAC  (Service de Coopération et d’Action Culturelle) de l’Ambassade de France (MM. Bruno ASSERAY et Allain MONCOEUR).
– Prise de contact avec AVSF-Haïti : Mme Anne LAFALAISE et M. David MILLET, coordonateur.

Mardi 9 avril 2013 :
Rencontre à Damien avec M. Jacob JEAN FRANCOIS, Directeur de l’ANATRAF, pour prévoir la programmation des rencontres de la semaine. Présence de M. Yvon FAUSTIN, un des fondateurs de l’ANATRAF, ancien président du Comité exécutif.

Mercredi 10 avril 2013:
Déplacement dans le Plateau Central ; trajet effectué dans la voiture de M. Jacob JEAN FRANCOIS. Arrêt à Mirebalais pour saluer les participants de l’ANATRAF à une session de formation à la gestion avec l’association KNFP. M. Jean François nous a présenté 2 ateliers à LasCahobas : celui de NOBIGABEL dirigé par Mme NoziaCameau ANTOINE (Chiffre d’affaires environ 100 000 €) et celui de l’AFUP dirigé par Mme Jacqueline FéquièreMorette LAFAILLE (chiffre d’affaires environ 25 000 €). Ces 2 ateliers fonctionnent et emploient entre 10 et 15 personnes.

(Voir les productions dans l’annexe jointe)

Jeudi 11 avril 2013 :
Réunion de concertation entre les 3 partenaires (CADR/AVSF/ANATRAF) qui a été remise, à la demande de l’ANATRAF, pour la préparation de la journée suivante au Ministère de l’Agriculture.

Vendredi 12 avril 2013 :
– Cérémonie officielle avec MM. Jacques THOMAS, Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural et M. Bang-Zyh LIU, ambassadeur de Taïwan en Haïti qui remettait du matériel à l’ANATRAF (évaluation 200 000 $ us).
– Prise de parole par 4 responsables de l’APV : le Directeur M. Jean François Jacob, le coordonnateur du comité exécutif M. Jean Fritz Chéry, la vice-coordonnatrice du comité exécutif Mme CharlestinMarilia, le Secrétaire Général du comité exécutif M. Augustin Accène.
– Visite des locaux de l’ANATRAF et de la centrale d’achats par le ministre et l’ambassadeur.
– Présentation par le directeur du « plan stratégique de développement quinquennal (2013-2018) de l’ANATRAF ».(Voir en annexe).
– Nous avons été invités à parler du projet (Fondation de France) devant les caméras de plusieurs chaines de télévision qui ont retransmis le reportage le soir même.
– Dans l’après-midi : réunion dans les locaux de l’ANATRAF à Damien, avec les membres du comité exécutif présents.

Samedi matin 13 avril :
Réunion de concertation entre les 3 partenaires chez les pères de St Jacques avec le Directeur et le comité exécutif de l’ANATRAF, ainsi que Mme Lafalaise de AVSF-Haïti.

à CF Compte rendu de la rencontre en annexe

3)    Commentaires – Conclusions – Perspectives

Ce projet a été élaboré au sein du CADR sans avoir toutes les données sur les 51 ateliers de transformation de fruits et en se basant sur le fonctionnement connu de quelques ateliers qui étaient presque opérationnels. Le volume des actions qui a été programmé était manifestement trop important et les ressources humaines insuffisamment connues.

D’autre part la mise en place de la structure centrale de l’ANATRAF (centrale d’achat et bureau) a été beaucoup plus laborieuse que prévue, mais « le projet a permis la résurrection de l’association » nous a dit le directeur actuel. Il en est résulté une visibilité plus grande de l’ANATRAF à Port-au-Prince et l’obtention de nouveaux soutiens (Ambassade de Taïwan, CORDAID, Union Européenne,  Bureau de l’Ordonnateur national, le Ministère Haïtien de l’Agriculture). En revanche le soutien aux ateliers en province a été faible avant la mise en place du premier redéploiement et le recrutement des 2 ATG.

Nous sommes heureux d’avoir pu tenir la réunion avec les 3 organisations le dernier jour et nous espérons qu’elle aura des suites positives, suite au consensus auquel nous sommes arrivés  : se mettre d’accord sur les finances après la réunion des trésoriers, signature du deuxième redéploiement par le président du  Comité exécutif, obtention par l’ANATRAF des financements qui lui reviennent et continuation du soutien aux ateliers de province par les ATG qui seront suivis dans leur travail par les 2 organismes intervenant en Haïti.

 Les perspectives qui vont au-delà de ce projet résident :

– Pour la direction de l’ANATRAF : un soutien du Ministère de l’Agriculture qui semble lui reconnaître un  rôle national important pour la transformation  et la valorisation des fruits,  donc  pour la production fruitière. La prise en charge de certains  salaires par ce ministère semble indispensable pour la pérennité de la structure.

– Il nous semble nécessaireque la centrale d’achats et de ventes  située à Damien devienne à terme autonome  financièrement ; des bénéfices sont réalisables sur la revente des intrants (pots, étiquettes, matériels,…) ainsi que sur les produits des ateliers mis en vente dans les supermarchés de Port au prince (il n’y a à ce jour que 6  lieux de dépôts alors que certains ateliers qui agissent indépendamment  en sont à plus de 20).

– Il nous semble également nécessaire de poursuivre le travail initié quant à une certification au travers d’une démarche qualité pour tout atelier qui souhaiterait bénéficier du logo de l’ANATRAF. C’est une étape indispensable à un développement commercial et à fortiori à un développement éventuel vers l’exportation et le commerce équitable.

Pour les ateliers, des partenariats limités seront sans doute possibles avec des associations franco-haïtiennes qui sont en train de passer progressivement d’une démarche d’assistanat à une autre démarche qui préconise la nécessité de financements en vue de créer des activités économiques génératrices de revenus.

ANNEXES

Annexe 1 : Compte rendu de la réunion commune CADR / AVSF / ANATRAF du 13 avril 2013

Annexe 2 : liste d’émargement à la réunion du 13 avril 2013

Annexe 3 : Documents de communication des deux ateliers visités à Las Cahobas

Annexe 4 : Plan stratégique de Développement Quinquennal (2013-2018) de l’ANATRAF

Annexe 5 : Projet avec l’Union Européenne pour 9 ateliers du département du SUD

Annexe  6  : 2 planches de photos prises au cours de la mission.

Annexe 1 : Compte rendu de la réunion commune CADR / AVSF / ANATRAF (Samedi 13 avril 2013)

Présents :
–          Jacob Jean-François, directeur technique
–          Chery Jean-Fritz, coordonnateur, délégué de la Grande Anse
–          Maris-Carmel Versus, déléguée Bas-Plateau
–          Evana Pierre, déléguée Nippes
–          Sherline JOSEPH, trésorière, déléguée de l’Ouest
–          Accène Augustin, secrétaire général, délégué du Nord
–          MisouCharlestin, vice-coordonnatrice, déléguée du Haut-Plateau
–          Paul Vermande, CADR
–          Jacques Breysse, CADR
–          Anne LAFALAISE, assistante technique AVSF

Objet : examen des problèmes actuels (financiers, communication) entre les partenaires et  la mise œuvre du 2ème redéploiement.

Paul Vermande rappelle d’abord la volonté affirmée de la Fondation de France et du CADR de voir la fin du programme se terminer au profit de tous et en particulier de l’ANATRAF et des ateliers de transformations. La non-signature  par l’ANATRAF de l’avenant correspondant au 2ème redéploiement empêche notamment  cette dernière de recevoir les fonds qui lui sont destinés. Il rappelle aussi que dans le contexte de ce programme un montant de près de 280 000€ a pu être remis à l’ANATRAF et qu’il a permis de relancer l’activité d’un certain nombre d’ateliers et du bureau central de PauP.

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Réunion CADR/ANATRAF/AVSF

Un long échange de vue, parfois contradictoire, a permis de mettre en évidence  et de lever certains malentendus et autres incompréhensions.

A la suite de cet échange les points suivants ont été décidés :

–  Une mise à plat indispensable des aspects financiers et budgétaires. Une réunion entre les comptables d’AVSF et d’ANATRAF sera organisée à l’initiative d’AVSF. Délai  19 avril.
– La proposition de faire glisser la période de fin de programme prévue dans le 2ème redéploiement (le 1er trimestre 2013) est proposée par le CADR. On pourrait décaler cette période par exemple à Mai-Juin-Juillet ? Les  dépenses  telles que définies dans le 2ème redéploiement pendant cette période seront  remboursées, sur présentation de factures à la fin du trimestre. On peut estimer le montant total potentiel à environ 25 000€. Toutefois un examen détaillé par les comptables sera  à faire de façon à préciser ce montant.

L’ANATRAF s’engage à étudier cette proposition  et à rendre sa réponse dès que possible, au plus tard 26 avril.

En cas de réponse positive, le CADR s’engage à faire les démarches (éventuellement) nécessaires pour présenter cette modification à la Fondation de France (délai 15 mai), pour une signature de l’avenant 2ème quinzaine de Mai.

– ATG : Le 2ème redéploiement prévoit la poursuite des actions des ATG sous le contrôle d’AVSF.  Dans ce contexte on convient qu’il y aura cependant, sinon une réunion de concertation mensuelle à l’initiative d’AVSF entre le Directeur de l’ANATRAF et AVSF sur leurs activités, du moins une information mensuelle de la part de AVSF  au Directeur, au Coordonnateur et à la Vice-coordonnatrice de l’ANATRAF.

AVSF est chargé de faire des propositions à ce sujet

Le dernier point abordé concerne l’évaluation finale du Projet. Le CADR demande à l’ANATRAF et à AVSF de faire des propositions de noms d’experts Haïtiens. Le CADR choisira une personne parmi toutes les propositions pour la constitution d’un binôme de 2 personnes, un Haïtien et un Français. Délai 30 mai.

Annexe 2 : liste d’émargement à la réunion du 13 avril 2013

Annexe 3 : Documents de communication des deux ateliers visités à Las Cahobas

ANNEXE 4- Plan  Stratégique de développement quinquennal 2013-2018 de l’ANATRAF

Axe 1 : Capitalisation 

  • Projet 1 : Gestion national de réseau ;
  • Projet 2 : Partenariat avec les autorités locales et élus locaux ;
  • Projet 3 : Visite d’échanges ;
  • Projet 4 : Méthodes et techniques de transformation et de production de fruits ;

Axe 2 : Renforcement institutionnel et entrepreneurial

  • Projet 5 : Création d’un Centre de formation en technique de transformation de fruits ;
  • Projet 6 : Construction du Siège Sociale et du Centre d’approvisionnement et de vente de l’ANATRAF ;
  • Projet 7 : Mobilisation et renforcement de l’équipe de marketing et de commercialisation ;
  • Projet 8 : Modernisation des ateliers

Axe 3 : Marketing et commercialisation

  • Projet 9 : Etude sur la filière de la transformation de fruits en Haiti ;
  • Projet 10 : Visibilité et publicité ;
  • Projet 11 : Suivi et évaluation ;
  • Projet 12 : Activités promotionnelles ;
  • Projet 13 : Recherche et de développement de nouveaux marchés

Axe 4 : Plaidoyer et influence

  • Projet 14 : Allocation budgétaire de fonctionnement du Siège Social de l’ANATRAF issue de la loi des finances publiques ;
  • Projet 15 : Proposition de lois sur la concurrence entre  produits locaux et importés ;
  • Projet16 : Recherche de financement et des avantages fiscaux ;
  • Projet 17 : Promotion et valorisation des ventes des produits à travers les programmes de cantine scolaire et de lutte contre la famine ;
  • Projet 18 : Multiplication des industries de fabrication d’équipements pour la transformation de fruits ;
  • Projet 19 : Partenariat public-privé et le secteur de l’éducation supérieure ;
  • Projet 20 : Encadrement technique de la préparation du sol à la consommation des fruits transformés ;
  • Projet 21 : Modernisations des ateliers de transformation des fruits ;
  • Projet 22 : Réhabilitation (construction) de routes agricoles ;
  • Projet 23 : Produits des crédits appropriés à la filière de la transformation des fruits en Haiti ;

Axe 5 : Crédits

  • Projet 24 : Recherche et création d’un produit de crédit adapté à la filière de la transformation de fruits ;
  • Projet 25 : Autonomie des ateliers (locaux, fonds de roulement, appui technique) ;
  • Projet 26 : Création d’une Banque Agricole de Développement et de Crédits ;
  • Projet 27 : Plaidoyer envers les institutions de crédits ;

Axe 6 : Amélioration de la qualité et de la productivité

  • Projet 28 : Dotation des ateliers de transformation de fruits en matériels et équipements de contrôle de qualité des produits ;
  • Projet 29 : Modernisation des moyens de production ;
  • Projet 30 : Régularisation et périodicité de la production en valorisant les fruits saisonniers ;
  • Projet 31 : Respect des normes d’hygiènes ;

Axe 7 : Standardisation et labellisation

  • Projet 32 : Processus de création et de légalisation d’un label ;
  • Projet 33 : Renforcement des ateliers semblables en termes de production de fruits transformés ;
  • Projet 34 : Stratégies de durabilité (renforcement organisationnel) des ateliers de transformation ;
  • Projet 35 : Recherche de nouveaux marchés ;
  • Projet 36 : Formations continues ;
  • Projet 37 : Standardisation (gout, emballage, étiquetage, couleur, spécialisation) ;
  • Projet 38 : Réduction des couts de production ;
  • Projet 39 : Manuel de procédures de gestion et Référentiel de qualité ;
  • Projet 40 : Dossiers des ateliers.

Annexe 5 : Projet avec l’Union Européenne pour 9 ateliers du département du SUD

Annexe  6  : 2 planches de photos prises au cours de la mission.

Boutique ANATRAFboutique-bouteilles

Remise formelle à l’ANATRAF des équipements investis à l’aide de Taiwan (Ministre de l’agriculture et Ambassadeur de Taiwan) – 12 avril 2013taiwan

Jacob JEAN-FRANCOIS, Jean fritz CHERY
et Misou CHARLESTIN        12 avril 2013     comité exécutif

jacob

Echanges avec le comité exécutif del’ANATRAF

AFL (Mme Antoine)                        Lascahobas – 11-04-2013           AFUP (Mme Lafaille) AFUP-Mme LafailleAFL-Mme Antoine

 

 

 

 

Yvon Faustin

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L’exposition-vente d’art haïtien à Anse, une vraie réussite.

Compte Rendu de l’exposition-vente d’art haïtien à Anse.

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À Anse, l’association « 2CEA » (Centre Culturel d’Expressions Artistiques), est chargée de faire vivre, par des expositions et des événements, deux lieux du patrimoine historique municipal : la Chapelle St-Cyprien (10e-11e) et le Château des Tours (13e), dont les salles sont très appréciées des visiteurs. À deux reprises déjà, en 2006 et 2010, l’art et l’artisanat haïtiens avaient déjà été exposés dans ces salles municipales.

article_progrès_18-03-13Cette année, notre association LHP a bénéficié de la Chapelle St-Cyprien, magnifiquement restaurée, et dont les murs de couleur beige font très bien ressortir les sculptures en métal (fers découpés) et les tableaux exposés, en particulier ceux de nos adhérents Dominique Domerçant et Agnès Pizzichetti.

Lors des 5 permanences (le vernissage et 2 weekends), quelque 250 visiteurs sont passés, pour des temps plus ou moins longs, un grand nombre d’entre eux ayant pris le temps de consulter les documents mis à disposition : ouvrages sur la peinture haïtienne et sur la fabrication des sculptures en métal, recueil et photos sur les activités de notre association… Presque tous sont repartis avec une œuvre d’art et/ou avec les bons produits du terroir haïtien (café, chocolat,..).

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La visite d’étudiants haïtiens de Lyon

Une trentaine d’adhérents et sympathisants de LHP ont participé, dont plusieurs amis Haïtiens de Lyon et de Villefranche, soit au cours du vernissage, soit en tenant des permanences : qu’ils soient ici remerciés !

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M. le Maire et les responsables de LHP et 2CEA

Nous remercions également 2CEA, ainsi que la Mairie d’Anse, à laquelle nous avons d’ailleurs offert une sculpture en métal représentant « La Sirène », personnage mythique du Vaudou haïtien.

Cette exposition-vente a été riche de contacts et elle a permis de faire connaître plus largement l’habileté et la créativité des artisans haïtiens, notamment des « boss métal » qui créent des œuvres d’art à partir de tôles récupérées (voir vidéo ARTE).

Le produit des ventes vient renforcer le budget 2013 de notre association, en vue des actions de développement que nous menons avec nos partenaires haïtiens. En effet, les comptes provisoires font apparaître une marge provisoire de 2 227 € (recette de 3 322 € pour des dépenses de 1095 €), soit 2/3 de marge pour l’association, ce qui est très bien aussi comme valorisation de la participation des adhérents.

« 12 janvier 2013 : Haïti, je me souviens »

Compte-rendu de la journée souvenir marquant le 3e anniversaire du séisme du 12 janvier 2010

Une cinquantaine de personnes sont venues tout au long de l’après midi du 12 janvier 2013 à Locaux Motiv’ siège de notre association.  Un moment de silence a été observé à 15 h  avant la projection du film-DVD  intitulé « 12 janvier » que nous devons à Thomas CALLAUX (musique- trombone) et Hélène  POTE (Vidéo),  tous deux du Conservatoire Supérieur de Musique  de Lyon.

12-jan-accueilLa communauté haïtienne était représentée par 6 personnes, dont 3 étudiants du CIEDEL et les autres visiteurs venaient de divers pays : France évidemment, Cameroun, Ruanda, Sénégal, Nouvelle Zélande…  Après la première projection, le groupe présent s’est interrogé sur l’avenir d’Haïti, sur  la reconstruction et  sur les aides qui ne sont pas toutes arrivées  (voir à ce sujet le rapport de la Cour de Comptes le journal La Croix).

En dehors des 3 séances du film qui ne dure que 25 minutes, étaient exposés 8 tableaux  provenant du talent de membres de l’association – les artistes peintres  Agnès Pizzichetti et Dominique Domerçant-  et de Yapo, Patrick Yapo, artiste ivoirien qui a participé à l’évènement en nous envoyant les photos de sa sculpture réalisée en hommage à Haïti et du poème accompagnant cette œuvre : « Haïti debout ! ».

12-jan-projectionÉtaient aussi à la disposition des visiteurs des documents de l’association, des articles de journaux très récents concernant Haïti, ainsi que quelques livres et des produits haïtiens de la marque« Ethiquable » proposés à la vente (café, chocolat, rhum).  Les échanges se sont poursuivis jusqu’à 19 heures.

A midi, au cours du déjeuner entre administrateurs-installateurs du matériel, nous avons  échangé des informations et fait le point sur  2 projets : celui de la vaisselle biodégradable que nous souhaitons voir fabriquée en Haïti à partir de fibres végétales locales (bagasse, roseau, écorce de palmier ou de cocotier) pour remplacer les boites de polystyrène qui polluent l’environnement. Et celui des citernes familiales que l’APV nous a demandé de l’aider à mettre en place à Vallue.

Le bilan financier de la manifestation s’élève à 568 € répartis ainsi :

–          Adhésions  ………………………………………………………….. 180 €
–          Dons…………………………………………………………………… 196 €
–          Vente de produits haïtiens (chiffre d’affaires)…………. 192 €

Cette rencontre a permis de constater que LHP possède un bon noyau de personnes engagées  à la réussite de nos projets  en Haïti  et de nos actions sur la région de Lyon.

Enfin elle nous a fait connaitre plusieurs personnes nouvelles, et permis de recueillir une dizaine d’adhésions ou ré-adhésions.

Voir le petit reportage photo ici.

Bilan de la rencontre avec Abner Septembre (APV)

Ce qu’ Abner Septembre nous appris au sujet de l’APV  et de notre partenariat mutuel :

Les réalisations de l’APV depuis 25 ans :

abner_1– Une école pour 250 enfants, une bibliothèque, des camps d’été ( musique, danse, informatique),
– Une radio communautaire, un télécentre,
– Un service de soins primaires,
– Un soutien marqué à l’agriculture, à la distribution des produits,
– Un respect de l’environnement partagé, des pépinières pour le reboisement,
– Un Congrès de la Montagne, un Code de la Montagne,
– Des infrastructures :
……..+ L’amphithéâtre Jacques Roumain pour les jeux, sports, foires..
……..+ Un impluvium, un marché couvert, 2 réservoirs au captage des sources,
– Des formations professionnelles pour les jeunes,
– Tourisme et Culture :
……..+ un « musée végétal » assurant  des visites guidées,
……..+ un Mémorial en hommage aux victimes du séisme du 12/01/10,
……..+4 Foires de la Montagne, réunissant des agriculteurs de tout le pays et de nombreux invités.

Les points forts :

  • Expériences diversifiées, équipe dirigeante originaire de la région,
  • Confiance des paysans,
  • Leadership communautaire reconnu (Mérite agricole, Prix du GRAHN, publications…)
  • Gestion écologique, tourisme de montagne,
  • Rapprochement urbain/rural.abner_2

Les points faibles :

  • Dépendance des subventions,
  • Manque de cadres de haut niveau,
  • Instabilité politique dans le pays,
  • Catastrophes naturelles qui fragilisent les infrastructures.

Les perspectives :

  • Éducation (accès, qualité) – Formation technique et professionnelle,
  • Agro-écologie (culture de l’igname),
  • Développement économique.

Conclusion : la place du partenariat APV/LHP est déjà effective (publications, stages pour jeunes, tourisme solidaire). Les valeurs sont le respect, la relation au niveau institutionnel et structurel. Le partenariat doit être basé sur un plan stratégique visant des changements et prévoyant leur évaluation. Il s’agit de bien préciser le rôle et les responsabilités de chacun et de faire en sorte de capitaliser les expériences.

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LHP présent au Villlage de la Solidarité à Bellecour

La 10ème édition du Village de la Solidarité Internationale a ouvert ses portes du 16 au 18 novembre, 2012 sur la Place Bellecour à Lyon. Le Théme de cette année a été : Une seule planète à partager!!?

Ce fut l’occasion de 3 jours de débats, spectacles, rencontres, réflexions, solidarités… sur un thème qui nous concerne tous : la gestion durable et équitable des ressources
naturelles.

Il était tout naturel que Lyon-Haïti Partenariat soit également présent avec un stand pour mettre en avant nos actions et l’esprit dans lequel elles se font avec nos partenaires haïtiens

Une dizaine de membres était venue tenir des permanences, des adhérents sont venus nous voir et cette manifestation a été l’occasion d’échanger avec une vingtaine d’associations présentes (projets de mutualisation sur plusieurs thèmes : souveraineté alimentaire, parrainages, droits humains…).

 

Les ravages du cyclone Sandy à Vallue

Voici les quelques informations que nous avons de Vallue suite au passage du cyclone Sandy de la fin de semaine (Abner Septembre et Yvon Faustin, le 26 octobre et Benoit Batichon, lundi 29).

Courriel d’Abner SEPTEMBRE  -Vendredi 26 octobre au matin

 Chers Amis de Vallue

Amphithéâtre Jacques Roumain

Juste pour vous donner un peu de nouvelles de Vallue.  D’après les premières informations qui me sont communiquées par des responsables de l’APV, l’Hôtel Villa Ban-Yen, le Musée Végétal de Zamor et des amis, la situation est catastrophique.  Les jardins sont dévastés, des toits de maisons sont emportés comme ceux de l’amphithéâtre Jacques Roumain de Vallue (Site de la Foire de la Montagne), de l’ancien atelier couture-broderie à Branchiwo, et des maisons de familles paysannes aggravant les dégâts antérieurs du séisme et d’Isaac.  Il pleut toujours et les rafales de vent sont encore très fortes.  Il est difficile de se déplacer pour aller faire des constats un peu partout et dresser un bilan.  Il faut attendre.  Dans les autres zones et en ville, à Petit-Goâve en particulier, la situation est très critique.  Le responsable de la société civile de Petit-Goâve a confirmé, sur les ondes de la RTV Métropole, les cas d’inondation et a parlé de beaucoup de dégâts.  Des nouvelles du sud et de la Grand-Anse font état d’inondation et de pertes. 

… « la malnutrition est en augmentation depuis 10 ans. 30% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, 50% des femmes enceintes et 70% des enfants de moins de 5 ans souffrent d’anémie…. Le coût de la faim et de la malnutrition est énorme et représenterait  14% du PIB».  Qu’allons-nous faire ?

Avec ce deuxième cyclone en moins de 2 mois, l’avenir s’annonce encore plus difficile.  Une raison de plus de revoir notre approche d’accompagnement et de développement.  Les catastrophes naturelles quasi-annuelles, parfois plus d’une fois l’an comme cette année au cours de laquelle Isaac a déjà fait son lot de dégâts ou comme en 2008 durant lequel nous avions 4 cyclones en 2 mois, sont des données à prendre en compte pour mieux concevoir et réaliser nos actions.

Courriel d’Yvon FAUSTIN –Vendredi 26 après midi

La situation est bien difficile en Haiti.  A Vallue toute la production agricole est perdue.  apres une semaine de pluie et de vent on n’est pas du tout sur de ce qui nous attend.  Il pleut encore on n’est pas en mesure de d’évaluer les dégats pour l’instant.  Au moment opportun, nous allons le faire et vous aurez les infos.

– – – – – – – – – – –

NDLR : Les fruits jaunes verts par terre sont des “chadèques” , sorte de pamplemousses qui font (ou plutôt auraient pu faire) une excellente confiture.

Bilan partiel, Benoit Batichon   (lundi 29).

Le cyclone Sandy a déchiré la belle robe verdoyante  de la montagne de Vallue que nous a laissée le printemps. Le coin paradisiaque de l’hôtel Villa-Banyen est chiffonné. Sandy a tout emporté : les jardins, les maisons endommagées et détruites, les animaux des paysans, quelques unes des réalisations de l’APV et des églises endommagées et tombées. Quelle désolation ! Le match terminé, la nature a gagné avec ses bons joueurs : la sécheresse des mois d’Avril et Mai qui a brulé les jardins de maïs et haricots, les cyclones Isaac et Sandy qui ont fait autant de dégâts. Comme a dit Victor Hugo : ‘’L’univers est une roue qui ne peut s’émouvoir sans écraser quelqu’un’’ et Boileau ‘’vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage’’….

Aujourd’hui, les paysans se posent une seule question : Que va-t-on faire pour se maintenir ? Devinez la réponse !

Maisons Détruites :     42              Maisons endommagées  : 293
Écoles endommagées : 7               Églises : 4
Animaux morts :
Bovins : 56     Mules  : 5       Cabris : 296      Cochons : 94
Volailles : 642

Les Jardins sont détruits de 80 à 90%.

Pour la situation générale (bilan) en Haïti cliquez ici .

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Exposition “La vie à Cité Soleil…” : Bilan

Compte-rendu de l’exposition

« La vie à Cité Soleil à travers le regard de ses habitants »

Un hommage au peuple haïtien et à Jean-Christophe Fernandes

(Locaux Motiv’, 10 bis rue Jangot – Lyon 7e – du 1er au 13 octobre 2012)

Des photos prises par de jeunes adultes haïtiens qui travaillaient au Centre de Tri et de Valorisation des Déchets de leur quartier, Centre créé par le CEFREPADE (*) et dirigé par Jean-Christophe, malheureusement décédé pendant le séisme. Le Centre, qui porte maintenant son nom, a toutefois continué à fonctionner et il est sur le point d’atteindre son autonomie financière.

Portrait peint de Jean-Christophe                                                  Le Centre de tri en 2012

Les 35 photos légendées et classées selon 11 thèmes (la vie, le travail, l’espoir, le rêve, le malheur, le bonheur, l’amour…) ont été vues par une centaine de visiteurs.

L’accueil de notre exposition à Locaux Motiv’, qui prêtait ses murs pour la 1ère fois, a été excellent : la coordinatrice nous a aidé à créer l’affiche et nous a facilité l’installation ; au long des 2 semaines, nous avons fait la connaissance de la plupart des 18  « résidents », c’est-à-dire des associations locataires d’un bureau, et de quelques uns des 15 « usagers », dont nous faisons partie, ainsi qu’avec des habitants du quartier.  22 adhérents de LHP sont venus, soit participer aux permanences, soit découvrir les photos bien sûr, mais aussi le siège de notre association.

Dans le cadre de notre partenariat avec l’association  Philosoph’art, Camille a animé un groupe de 7 petits du Centre Social Bonnefoi, en les faisant réfléchir et échanger, à partir de 4 photos,  sur les notions de « malheur » et de « bonheur : leurs voix et leurs rires ont enchanté les résidents présents.

D’autres jeunes enfants –plusieurs enfants haïtiens adoptés– sont venus avec leurs parents. Des étudiants haïtiens ont constaté que « Cité Soleil » pouvait véhiculer un autre message que celui d’une banlieue déshéritée…

 Voici quelques extraits des témoignages exprimés sur le  « Livre d’or » de l’exposition :

  • Toutes ces photos sont des témoignages avec beaucoup de messages d’espoir. Bravo !
  • Il est des actions qui s’impriment en vous un jour et ne vous quittent plus. C’est le cas de Jean-Christophe en ce jour. Que vive en nous tous sa mémoire !
  • Ce regard se porte sur des lieux de vie, sur des femmes, des enfants, des hommes qui nous proposent de plonger notre regard sur les sourires, les couleurs, le vert et pas seulement sur le malheur. Merci de nous apporter une fenêtre sur ce quotidien. Bravo à vous !
  • Du bon boulot, fait par les intéressés eux-mêmes, et qui donne une idée de la vie là-bas. Ce serait bien que cette expo puisse tourner dans divers lieux, type MJC, Centres Sociaux, Centres culturels…

Le livre de l’exposition, édité par le CEFREPADE (*), a été acheté par une dizaine de visiteurs, qui pourront ainsi revoir ces « fenêtres d’espoir » en couleurs.

 En conclusion, ce fut une belle aventure humaine !

L’expo, qui avait tout d’abord été montrée à l’Institut Français et dans les Alliances Françaises d’Haïti,  va partir maintenant à l’ENSIL de Limoges, où Jean-Christophe a été étudiant, puis à Roumazières, son village natal. Ensuite elle est retenue par Les Anneaux de la Mémoire de Nantes, puis par l’association « Grandir en Haïti » à Albi. Retour sur Lyon au printemps !

(*)  CEFREPADE : Centre Francophone de Recherche Partenariale pour l’Assainissement, les Déchets et l’Environnement, partenaire et adhérent  de LHP.

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Patron : un petit de jus de canne! svp.

Une visite à Vallue chez un paysan a permis de découvrir un curieux pressoir à canne.

Un trou dans le tronc d’un arbre sert de cadre de presse pour extraire le jus de la canne. Dans ce trou, d’une quinzaine de centimètres de large et d’une trentaine de hauteur, est inséré et fixé dans la partie basse un morceau d’un autre tronc, aplani sur le dessus et qui sert de base fixe pour l’étau du pressoir.

Il faut être deux personnes pour presser la canne : l’une passe dans le trou un morceau de tronc sur la partie fixe (constituant ainsi la partie mobile, avec levier, du pressoir) et l’enfourche à califourchon.  L’autre personne insère la canne dans le pressoir. Les gestes coordonnés des 2 permettent de presser la tige de canne et de l’avancer progressivement…

Ne reste plus qu’à récupérer le jus et le déguster.

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L’arbre “pressoir” continue de son coté à vivre sa vie normale de manguier…

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