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Enquête préliminaire pour le projet CHANGECLIM-LHP

Notre association a répondu à un appel à projet de l’Union Européenne via RESACOOP et nous avons eu l’honneur d’être retenus. A cet effet nous sollicitons quelques minutes de votre temps pour répondre à 3 questions, notamment en cochant les cases des ODD que vous estimez les plus importants.

N’hésitez pas à faire tourner ce questionnaire autour de vous jusqu’au 30 septembre.

Plus nos réponses seront nombreuses, meilleure sera notre action !

Cliquez ici pour répondre au questionnaire

Merci à tous,

Marguerite VERMANDE

Présidente de Lyon Haïti Partenariats

Camp de santé des étudiants en médecine de Lyon 1 à Vallue

Avec l’aide de Lyon-Haïti Partenariats (LHP) et de l’Association des Paysans de Vallue (APV), quatre étudiants en médecine de l’Université Claude Bernard, Lyon 1, ont organisé un camp de santé avec les jeunes de Vallue du 20 juillet au 15 aout 2018.

Camp de sante aout 2018 002

Leur mission à Vallue comprenait aussi l’aide au renouvellement du stock de médicaments du centre de santé existant. Nous sommes ravis que leur séjour ait été très positif et nous vous invitons à lire leur compte-rendu de mission ci-après:

Voir les détails ici

 

Haïti: entre mer et montagne, allez-y !

L’été est presque là et avec lui nos envies d’évasion et de soleil. Haïti nous appelle, Haïti nous invite à profiter des ses merveilles entre mer et montagne. Didier Régnier nous en parle avec passion, je dirais même avec obstination … et il a mille fois raison ! Visionnez les deux petits reportages suivants et surtout … allez-y ! Vos vacances de rêve laisseront aussi quelques devises à ce peuple qui en a bien besoin pour remonter la pente après tant de catastrophes naturelles et humaines !

Jour tranquille en Haïti

Au nord: vivre libres ou mourir !

 

LHP au Forum 6e Continent

LHP tiendra un stand le samedi 4 juin de 16 h à 20 h au Parc de Gerland :

Vous y trouverez de l’information sur Haïti et sur notre programme culturel,

Ainsi que des Animations pour les enfants (dessin, puzzles, contes en créole….).

Vous et vos amis serez les bienvenus !

Renseignements : 06 64 19 72 01

Pour plus de détails

 

La bande à pied Follow Jah de Pétion-Ville à Lyon

 

La bande “rara” ou bande à pied Follow Jah de Pétion-Ville, en tournée en Europe, participait, samedi 21 mai 2016 à partir de 19 heures, au Musée des Confluences, à Lyon, à l’animation de “La Nuit des Musées 2016”. Et quelle animation ! Follow Jah nous a entrainés à sa suite sur le pont Raymond Barre au son des “vaksines”, cornets, tambours et autres percussions, dans un défilé dansant sur des rythmes d’inspiration vaudou. De nombreux adhérents et amis de Lyon-Haïti Partenariats ont pris part à ce défilé typique des villes et campagnes d’Haïti à l’approche de la semaine sainte et de Pâques.

En voici un aperçu :

Et quelques photos:

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D’autres photos et vidéos sur notre page Facebook !

Lettres des élèves de l’Ecole Communautaire Gérard Baptiste de Vallue

A l’occasion de l’Ecotour Solidaire de février 2016 organisé par LHP et le RENAPROTS, une rencontre entre les “écotouristes” et les professeurs de l’Ecole Communautaire Gérard Baptiste de Vallue (ECGBV) s’est tenue le 17 février 2016. Lors de cette rencontre, 20 lettres d’élèves du secondaire ont été transmises à la Présidente de LHP. Nous reproduisons ci-dessous quelques extraits de ces lettres qui révèlent la soif d’apprendre et de réussir des élèves, ainsi que la réponse de la Présidente de LHP et un document synthétique décrivant le programme de parrainage des écoles par LHP.

Extrait des lettres des élèves

Réponde de LHP aux élèves de l’ECGBV

Informations sur le parrainage des écoles

Assemblée Générale LHP 2016

L’Assemblée Générale de Lyon-Haïti Partenariats se tient le jeudi 17 mars 2016 de 18h à 20h dans la salle de réunion du COSIM Rhône-Alpes, 58 rue Raulin, Lyon 7e.

Convocation AG 2016

Rapport moral et rapport d’activités

« LA JOURNEE HAÏTI » DU 12 OCTOBRE 2013

COMPTE-RENDU DE « LA JOURNEE HAÏTI » DU 12 OCTOBRE 2013

Maison des Associations de Lyon 4 (11h – 18h30)

    Cette JOURNEE HAÏTI, organisée par une équipe de bénévoles très mobilisés, annoncée par plusieurs média (Lyon Citoyens, Le Progrès, Radio Canut…) et qui a accueilli entre 150 et 200 participants -dont plus de 40 adhérents et une vingtaine d’Haïtiens, dans une salle très fonctionnelle, a été  une REUSSITE. Ses principaux objectifs ont été en grande partie atteints. Il s’agissait de mieux faire connaître Haïti dans ses réalités actuelles, de promouvoir les actions de développement menées par notre association et par nos partenaires, enfin de recueillir des fonds pour ces mêmes actions.

Le stand de LHP

Le stand de LHP

    Une dizaine de personnalités étaient présentes lors de l’ouverture officielle et M. le Maire de Lyon était représenté par Mme M.F. Roset, 1ère adjointe de la Mairie du 4e, qui a grandement facilité pour nous l’accès à la Maison des Associations.  Neuf organisations lyonnaises partenaires* se sont exprimées par des stands et/ou des documents audio-visuels. Lyon-Haïti Partenariats tenait un stand (artisanat, livres..) et a présenté l’Association des Paysans de Vallue (APV), notre partenaire haïtien, d’abord par un diaporama général, puis par un document  spécial décrivant l’état de la plupart des écoles, pour lesquelles une démarche de Parrainage collectif a été proposée.

Chorale Double dièse qui chante en créole Pitit mwen malad

Chorale Double dièse

    Deux groupes musicaux ont donné une note festive, d’une part le duo franco-haïtien Calamity Gee (chant et guitare), d’autre part la Chorale Double dièse et ses chants en créole.

     Le buffet antillais, le bar et, dans l’après-midi, des verrines faites au chocolat d’Haïti ont régalé les palais.

   Le thème « Grandir en Haïti  et en France : quelles solidarités » ? bien qu’il n’ait pas été suffisamment repris au cours de la Journée, est resté sous-jacent, car les actions décrites contribuent à améliorer l’éducation et/ou les revenus de nos partenaires haïtiens. Toutefois, par manque de présence de jeunes lyonnais lors de la Journée, et manque de préparation de nos correspondants haïtiens, la connexion internet prévue ce jour-là n’a pu avoir lieu, et nous prenons l’engagement de créer dans l’année les conditions pour qu’une liaison s’établisse entre des jeunes ici et là-bas.

Marie Charlotte et Adeline exposent le parrainage des écoles

Le parrainage des écoles

     N’ont pas été organisés non plus les ateliers annoncés dans les salles annexes, peu d’enfants étant présents en même temps pour l’atelier de Philosoph’art, et l’artiste ayant proposé les séances de dessin n’étant pas disponible. Toutes les activités se sont donc déroulées dans la salle principale.

    Remarque sur la tombola : au-delà du chiffre réalisé, elle a permis une mobilisation des adhérents et des sympathisants qui  a été assez importante.  En effet plus de 500 billets ont été vendus et nous en avons manqué en fin de journée… Ces ventes ont été l’occasion de prendre contact avec des gens très différents, de leur parler d’Haïti et d’amorcer un petit élan de solidarité à travers le paiement des billets et les dons obtenus. Donc un grand merci à tous et surtout à la personne qui l’a proposée.

Une partie de l'assistance    Nous remercions toutes les personnes qui ont participé à la Journée, d’une manière ou d’une autre. Le montant des fonds récoltés (2000 €) a été envoyé à l’APV, en soutien à la rentrée scolaire dans les 8 écoles de Vallue, ceci à la grande satisfaction des intéressés.

*ADAV, CEFREPADE, Collège de Montluel, ETHIQUABLE,      Grandir en Haïti, GREF, ISF, LINC’s, Oasis d’Amour.

Compte-rendu du séjour en Haïti de P. et M. VERMANDE à Vallue du 20 juillet au 9 août 2013

COMPTE-RENDU DU SÉJOUR EN HAÏTI de P. et M. VERMANDE

A VALLUE du 20 JUILLET au 9 AOUT 2013

DU 3 AU 9 août AVEC A. O’BRIEN et M-Ch. GRUMEL

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I.                   Quelques « flashs » sur nos activités à Port-au-Prince

. Du 8 au 19 juillet à Port-au-Prince, Paul a participé au séminaire du CEFREPADE :

– restitution du fonctionnement (3 ans) du « Centre de Valorisation des Déchets de 2 quartiers de Cité Soleil »,

– formation de 15 jeunes au compostage et à la valorisation des déchets,

-attribution du « Prix Jean-Christophe Fernandez » à un porteur de projet dans le même domaine.

. Le 1er août : entrevue avec le nouvel ambassadeur de France, M. Patrick Nicoloso :

–  présentation du CHF, de LHP et de nos activités en partenariat avec Haïti,

– questionnement sur les priorités de l’ambassade : l’éducation, la santé, l’agriculture et la pèche.

. Le 1er août également : Visite à la Société H2O, dans le cadre de notre programme « Eau » à Vallue.

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. Le 2 août, visite à Lilavois (en plaine, à 10 km de Port-au-Prince) du Centre Charles Boromée (Coopération italienne) qui a créé la FHRD (Fondation Haïtienne pour le Relèvement et le Développement), où notre ami Georges Fédry, imprimeur de Villefranche nouvellement retraité, a été recruté pour gérer les actions : construction de villages pour reloger les familles rescapées du séisme, boulangerie, fabrique de pâtes, épicerie, et bientôt poulailler pour la production d’œufs et de viande.

Cet ensemble se situe près du Village d’enfants « Cœur pour Haïti », qui accueille des orphelins, dont une quarantaine sont pris en charge par l’association de Décines « Oasis d’amour », adhérente à LHP. Celle-ci a déjà acquis un terrain à Onaville (près de la Croix des Bouquets) pour construire un nouvel orphelinat pour 100 enfants, dans l’optique qu’il devienne autonome financièrement, grâce à des activités économiques annexes, comme une boulangerie et des cultures maraichères.

II.                 Notre séjour à Vallue

II.1. Les projets-programmes de développement intégré, en partenariat avec  l’APV (Association des  Paysans de Vallue)

Pourquoi  « Développement Intégré » ?

En 2010,  Vallue comptait 1382 habitants pour 227 familles (recensement IHSI), en habitat dispersé sur une   partie de la 12ème section communale de Petit-Goâve (5461 hab) qui s’étend dans une zone de mornes entre 300 et 1000m d’altitude, avec un relief très tourmenté. A 10 km en bord de mer, la ville de Petit-Goâve (10 350 hab), est la référence pour Vallue, avec la mairie, le commissariat, des commerces,  un marché important, un hôpital et un grand lycée (4 000 élèves). Distante de 10 km à l’est de Petit-Goâve, la ville de Grand-Goâve est plus modeste.im2Le  développement de Vallue ne peut se concevoir sans la prise en charge de tous les besoins de sa population, en commençant par ses besoins primaires (nourriture et eau), ainsi que ses besoins en énergie, éducation, santé, communication avec l’extérieur et désenclavement, création de revenus…. C’est le rôle que se sont donné les fondateurs de l’Association des Paysans de Vallue, il y a 25 ans. Ils ont progressivement construit une route, ainsi que des bâtiments communautaires (bureaux, salles de réunions, chambres, restaurant, école, radio, centre de santé, bibliothèque…) dans un lieu dénommé « Tiplas/TiPlace », mitoyen de l’hôtel « Villa Ban Yen » appartenant à Abner Septembre.

im3 Les dirigeants actuels de l’APV remplissent les rôles dévolus chez nous aux municipalités, mais sans pratiquement aucune aide de l’Etat.*  Ils recherchent donc des soutiens techniques et financiers  auprès de différents partenaires, notamment auprès d’organismes  qui disposent d’importants  moyens financiers. « Lyon Haïti Partenariats » fait partie des partenaires qui comptent pour eux, surtout du fait  des réseaux de relations que nous avons  et des compétences que nous pouvons mobiliser.

* Toutefois depuis 2 ans, le Ministère de l’Education Nationale subventionne les écoles pour les élèves de 1ère et 2e années fondamentales, avec le programme PSUGO (Programme Scolaire Universel Gratuit Obligatoire).

Les projets-programmes (Informatique, Eau, Energie, Tourisme solidaire…)

–          Fonctionnement de l’ETIM (Centre Informatique de l’APV), soutien  à l’éducation et à la formation –  Initiation à l’informatique et au TBI (Tableau Blanc Interactif)

Suite au camp Informatique de 2011 et au renforcement du Centre,  le travail en Service Civique de Charly Hunter, d’avril à juillet de cette année, a été très apprécié, autant par les responsables de l’APV que par les jeunes. Ci-dessous une  des lettres qu’ils lui ont écrites :im4

Lettre  de Sony et Wesner : « Cher monsieur, Nous vous saluons dans le nom du grand architecte de l’univers. De notre part ça va très bien. Nous vous écrivons c’est juste pour vous remercier, surtout en informatique. Ce moment était très agréable, nous savons comment manier l’ordinateur grâce à votre support. Nous vous souhaitons de revenir pour la continuité de ce cours. Malgré que vous êtes en France, vous êtes toujours dans notre esprit.

Cher Monsieur, recevez nos plus sincères salutations les plus distinguées. Amicalement.»

 Extrait du rapport de Charly : « Les deux axes principaux de ma mission étaient :

–          Faire un accompagnement de l’équipe enseignante dans l’utilisation des TIC (Techniques Informatiques et de Communication). L’objectif était de lui permettre une meilleure compréhension et d’améliorer l’exploitation du télécentre, afin que les professeurs puissent développer leurs formations, accéder à de nouveaux savoirs et transmettre leurs connaissances à leurs élèves.

–          Mettre en route et co-animer le télécentre communautaire d’informatique et en faire un lieu de formation pour les jeunes et les enseignants. »

Par ailleurs, pendant notre séjour et par notre intermédiaire, le Bureau de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) de Port-au-Prince  a offert à l’APV, sept ordinateurs (révisés après 3 ans de fonctionnement) ; ils ont été installés le 27 juillet, avec l’imprimante/scan/photocopieuse offerte par Charly grâce à une collecte organisée en Italie. Pour gérer ce centre, l’APV a recruté un responsable qui a suivi une formation au bureau de l’AUF à Port-au- Prince, les 7 et 8 août, et nous avons proposé d’appuyer ce jeune par l’envoi d’un volontaire dès que possible.

–         Programme EAU

Lors de notre séjour, nous avons pu localiser 13 sources dans l’espace de Vallue. L’approvisionnement en eau se fait donc à l’aide de seaux que les jeunes rapportent chez eux sur leur tête. Par ailleurs, des citernes existent, certaines en fonctionnement, d’autres à réparer, mais l’APV nous a envoyé un dossier pour l’installation de 100 citernes familiales.

Afin d’avoir une vue d’ensemble des points d’eau existants, nous avons été à la recherche de cartes utilisables. La photo satellite (ci-dessous) permet de voir la localisation de Vallue, le relief, les routes et les ravines. Une autre carte plus précise, avec indication et localisation des ressources en eau  (sources et citernes) et aussi des secteurs importants pour les activités économiques, sociales et culturelles  de la section communale, a été réalisée grâce  aux indications des habitants de Vallue, avec l’aide de la DINEPA (Direction Nationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement) et de la DATIP (Direction de l’Agence Technique Intercommunale des Palmes), dont Petit-Goâve fait partie.  (Nous n’avons pas pu insérer cette carte dans ce compte-rendu). Il nous faudra également localiser les maisons pour le futur programme d’installation de citernes familiales. im5im6Les actions à programmer pour l’accès à l’eau :

En urgence :

. Alimentation en eau potable des 2 ateliers productifs : l’atelier de confitures « Topla » dont la canalisation n’est pas sécurisée,  et la laiterie  qui doit être en fonctionnement fin décembre 2013.

. Réhabilitation de citernes existantes, endommagées par le séisme.

. Potabilisation de l’eau de plusieurs sources  et citernes.

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 A moyen terme :

. Implantation de  citernes familiales et d’autres réservoirs le long de la route.

. Aménagement de plusieurs sources.

. Etude des possibilités de réseaux partiels dans certains secteurs géographiques.

im8 –         Programme  Énergie

. Actuellement, Vallue n’est pas connecté  au réseau de l’EDH (Electricité d’Haïti), mais un projet serait en cours de discussion avec le Ministère des finances et EDH pour installer une ligne de 7 ou 8 kms. Mais de toutes façons, un responsable nous a informés que l’autonomie énergétique, par le solaire et les génératrices, serait à privilégier dans l’immédiat.

. Comment les besoins sont-ils couverts ? Par des génératrices et  des panneaux photovoltaïques pour l’accès à l’électricité, par des bonbonnes de gaz,  du charbon de bois  et des végétaux pour faire cuire les aliments.

. Par l’intermédiaire de LHP, l’APV a pu, en 2012, réinstaller et compléter l’équipement photovoltaïque endommagé par le séisme et, en 2013 fournir à des familles 200 kits d’éclairage solaire offerts par Schneider et Energie Sans Frontières.

–         Le Tourisme solidaire

. Elaboration avec Abner Septembre (co-fondateur du RENAPROTS*) d’un circuit pour un voyage en Haïti  de 2 semaines en janvier 2014 (trois nuits à Vallue) : voyage destiné aux adhérents de LHP et du CHF (inscriptions prochainement).

. Tout au long de l’année, séjour  possible à Vallue, avec 3 formules d’hébergement : petit hôtel Villa Ban Yen, chambres rustiques de l’APV, accueil paysan.

im9–          Les points non pris en compte par LHP mais dont nous avons le souci : nourriture, santé, aménagement routier, radio communautaire « Klofa »…

 . L’APV se préoccupe beaucoup de la production agricole (plan igname, distribution de semences…) et elle  fournit des animaux aux paysans, notamment des chèvres (« cabris »  en créole). Nous avons été associés, par diverses collectes, à l’attribution de 20 vaches. L’APV  soutient la démarche de souveraineté alimentaire qui donne la priorité aux cultures vivrières. (Voir l’affiche ci-dessous : « Pwoteje semans lokal yo pou kore agrikilti lakay » = Protéger les semences locales pour soutenir l’agriculture familiale).

im10 . Le centre de santé de TiPlace a été soutenu depuis le séisme par deux ONG internationales spécialisées dans le domaine médical, présentes régulièrement toutes les semaines, souvent avec des intervenants haïtiens, médecins et infirmiers.  Actuellement, seulement une « agent de santé »  est présente à temps partiel, avec quelques médicaments à sa disposition. L’APV fait donc des démarches pour obtenir un jeune médecin nouvellement diplômé qui doit un an de service social à l’Etat.

. L’aménagement routier a été une priorité,  peu après la création de l’APV : ses membres ont équipé bénévolement 10 kms de bandes bétonnées. L’objectif principal était de sortir de l’isolement  et de pouvoir accéder à la route nationale distante de 10 kms en moyenne, pour écouler les productions agricoles, favoriser les déplacements  pour aller en ville (scolarisation au lycée, visites à l’hôpital, approvisionnement …). Cette année, pour compléter et améliorer cet équipement, un programme financé par le Ministère des finances est en cours d’exécution pour rendre l’aménagement routier continu et plus carrossable sur les premiers 5 kms jusqu’à TiPlace.im11

. La radio communautaire « Klofa »  fonctionne très bien (50 kms de portée), mais elle nécessite de l’énergie et donc  du carburant pour faire tourner la génératrice. L’an dernier, l’APV a fêté les 10 ans d’existence de cette radio qui constitue un lien important pour les habitants de la zone et pour la diffusion d’informations.

II.2. Nos rencontres et nos visites sur le terrain

. Pour ce séjour, comme pour les précédents, nous avons logé et pris la plupart de nos repas à l’hôtel. A partir du 3 août, quand les deux enseignantes, Adeline et Marie-Charlotte, nous ont rejoints et se sont installées dans une chambre de l’APV, on a déjeuné à midi avec elles à l’APV, et elles venaient nous rejoindre à l’hôtel pour les repas du matin et du soir. Dans les deux cas, on décerne un grand prix d’amabilité à tous les membres du personnel !!

. Cette année, les camps d’été, prévus par l’APV avec un financement de l’ONG « Actionaid », n’ont pas pu avoir lieu, en partie à cause de la tempête Chantal (empêchement de se rendre à Port-au-Prince pour la signature de la convention) et en partie à cause des ennuis de santé du coordonnateur.

. Parallèlement, Abner a lui-même organisé un camp  de 2 semaines pour 14 jeunes de 12 à 16 ans (VD-Eté 2013*) dans le cadre d’un nouveau réseau de tourisme solidaire, le RENAPROTS*, dont fait partie l’APV.  5 jeunes de Vallue y ont participé, avec d’autres jeunes venant de Petit-Goâve, de Port-au-Prince et de Saut d’Eau ; encadrés par deux animateurs, ils ont passé une semaine à Saut d’Eau (haut lieu de la religion vaudou), et une autre à Vallue où ils ont été hébergés à l’hôtel Villa Ban Yen ; le programme très varié (découverte de sites, activités agricoles, jeux, danse…) et l’apprentissage de la vie collective leur ont permis de se connaitre entre jeunes de différents milieux et d’apprécier les attraits touristiques de leur pays.

im12.  Benoit, coordonnateur de l’APV, rencontré le lundi 22/07, nous a fait part de ses ennuis de santé, de son souhait d’être remplacé au poste de coordonnateur, des problèmes d’électricité pour le fonctionnement de l’ETIM -l’équipement solaire n’étant pas suffisant- et nous avons donc convenu d’avancer l’équivalent de 330 € afin de contribuer à l’achat de fuel pour alimenter les génératrices (cette mesure est provisoire, car nous étudierons avec l’APV un programme énergétique de façon plus globale).

D’autre part, pour que les autres jeunes de Vallue bénéficient tout de même de quelques activités, Benoit  nous a demandé d’animer quelques séances avec ceux qui avaient travaillé avec Charly, en utilisant le TBI (Tableau Blanc Interactif) installé dans la grande salle de conférence, ce que nous avons fait au cours de notre séjour (voir plus loin).

. Nous avons été invités à une importante réunion entre l’APV (membres du Conseil et représentants des groupes  fondateurs) avec Mme Michèle Pierre-Louis, ex. 1er ministre et actuellement présidente de la FOKAL (Fondation Connaissance et Liberté) qui soutient l’APV depuis sa création. Cette réunion avait pour objectif de chercher des solutions à des difficultés dues à des points de vue différents sur la gestion des projets.im13–          Nos interventions auprès des enfants et des jeunes :

. Avec les « élèves » ayant travaillé en informatique avec Charly : projection du  film sur le Centre de valorisation des déchets de Cité Soleil, puis écriture de messages  à Charly : tous le remercient pour sa compétence, ses méthodes et sa gentillesse. Nous leur avons aussi demandé de dire quel métier ils aimeraient faire plus tard : les garçons ont répondu : «avocat, agronome, comptable,  ingénieur, footballeur, tennisman », les filles : « infirmière, fleuriste, agronome, ingénieur».

. Conférence sur  « Les enjeux de l’EAU, à Vallue et dans le monde » : présentée par Paul d’abord à l’APV auprès d’un public de tous âges, puis aux jeunes du camp RENAPROTS.

. Diaporama « Haïti, 500 ans d’histoire »  présenté également aux deux groupes par Maguy, d’après l’exposition de 50 tableaux de peintres haïtiens rappelant des événements marquants, depuis l’avant Christophe Colomb jusqu’à l’année 1992. Les jeunes ont beaucoup apprécié, et l’un d’eux a écrit : « Ce qui m’a intéressé dans ce diaporama, c’est le fait de l’avoir présenté exactement comme a été l’histoire d’Haïti… J’aime aussi le fait d’avoir une grande considération envers l’histoire de nos ancêtres ».

. Projet artistique : nous avons demandé au peintre Antonio LAVIOLETTE de préparer deux toiles représentant des enfants d’une part en train de jouer, et d’autre part en train de travailler. Les tableaux ont ensuite été complétés par quelques enfants et seront exposées lors de la Journée Haïti du 12 octobre à Lyon.im14–          Rencontres avec des Paysans :

. Association des Paysans de Zamor : nous avons participé à une des réunions de ce groupe fondateur de l’APV qui se réunit le dimanche après-midi, 2 fois par mois, et chaque membre cotise 10 gdes/mois (1€ = 60 gdes). Leur local a été partiellement détruit par le séisme, et ils ont le projet de le reconstruire (salle de réunion, bureau et abri pour les semences). Leur souhait est d’être aidés financièrement, mais nous n’avons pas pris position.

L’intérêt pour nous a été de faire leur connaissance et de les entendre discuter de façon très démocratique avant leur prise de décisions pour le début de la reconstruction (travail en « combit », c’est-à-dire en groupe).im15. Visite du « Musée végétal de Zamor » : cet espace, modèle de biodiversité, est cultivé par Faniel LAURENT, agriculteur, arboriculteur et pépiniériste, passionné par son métier, et qui s’applique à recréer et à conserver les différentes variétés des plantes potagères et fruitières de la zone. Il a déjà formé plusieurs jeunes, mais le séisme ayant détruit son ordinateur et plusieurs de ses outils, il nous a soumis un projet de financement pour pouvoir se rééquiper et assurer une formation pour une dizaine de jeunes de Vallue. Sa demande sera intégrée dans le projet décrit plus loin.im16 Rencontre avec  des enseignants :

. Réunion avec une vingtaine de directeurs et enseignants des écoles de Vallue (sauf l’école de La Voute, du fait de la distance) : la présence à Vallue d’Adeline et Marie-Charlotte, toutes deux enseignantes à Lyon, a facilité les échanges. A notre demande, le directeur de l’Ecole communautaire Gérard Baptiste a convoqué ses collègues des 8 écoles pour le 6 août, et nous avons pu recueillir auprès d’eux leurs données chiffrées et leurs besoins (cf. l’état des lieux des écoles). Ensuite, la visite de plusieurs écoles nous a permis de constater d’une part l’existence de jardins scolaires dans 3 d’entre elles et d’autre part les dégâts du séisme et du cyclone Sandy (murs abattus à Bois Jeancy, toit de taule effondré à Piton).im17       Les 8 écoles de Vallue et des environs : leur effectif de cette année 

                                               Bois Jeancy :          157                           La Voute :      100 (estimé)

                                               Gérard Baptiste :  283                           Piton :             106

                                                La Ruche :             161                           Sayul Louis :  315

                                                Floquette :            145                            Telleau :         115

                                       soit au total : 1392 élèves.

 . Munies de ces informations, nous avons pu répondre, avec l’APV, à un appel à projet venant de WISE-FOKAL*, que nous avons intitulé « Formation continue des enseignants et promotion de l’agriculture ». Ce projet, qui reprend en partie celui déjà déposé en 2012 mais non retenu, a pour objectif de lutter contre le désintérêt des jeunes pour le travail de leurs parents, en intégrant l’enseignement agricole dans l’enseignant général ; il comporte 3 volets : la formation continue des enseignants du préscolaire et du primaire, le renforcement et/ou la création de jardins scolaires, et la formation professionnelle à l’arboriculture pour 10 jeunes déscolarisés.

Si le projet est accepté, il apportera à l’APV la somme de 20 000 $ pour l’année 2013-2014.

*WISE : Word Innovation Summit for Education, financé par le Qatar.

–          Nos visites et ballades dans la nature

Presque chaque jour, nous avons marché dans la campagne où tout était pour nous objet d’intérêt : les plantations, les grands arbres et leurs fruits, les sources, les écoles, les femmes portant les charges sur leur tête, les motos-taxis, les animaux…im18C’était la saison de plantation des « pois noirs » (haricots), qui occupaient tous les espaces de terre disponibles, quelle que soit leur pente, parfois  mélangés à des malangas (tubercules) et des ignames. Sur ces hauteurs, les paysages sont magnifiques et les habitants rencontrés nous ont toujours bien accueillis.

Avec Adeline et Marie-Charlotte, les ballades nous ont permis de visiter plusieurs écoles et l’atelier Topla, d’être invités par des amis… en un mot, d’apprécier cette très belle région et de passer des vacances formidables !

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En conclusion, ce séjour de presque 3 semaines à Vallue nous a permis de progresser dans la connaissance de l’APV, de son fonctionnement et de ses difficultés. C’est bien sûr encore trop court, alors nous leur avons laissé un tableau concernant leurs activités et projets, avec des précisions à nous renvoyer sur les chantiers en cours et leurs financements, pour nous permettre de mieux adapter la participation de LHP.

Et nous espérons pouvoir approfondir à nouveau cette connaissance, chaque fois que des membres de LHP partageront du temps avec les habitants de Vallue.

CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT D’ HAÏTI

CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT D’ HAÏTI INTERFACE

Cet article de Paul Vermande  vient d’être publié dans le n° 116 de la revue Interface de l’Association des Ingénieurs et Diplômés INSA Lyon. Cette association a aimablement donné son autorisation pour le reproduire sur le site de Lyon-Haïti Partenariats, nous lui adressons tous nos remerciements..

DEMARCHE SOLIDAIRE  MAIS AUSSI  SCIENTIFIQUE et TECHNOLOGIQUE

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Rencontre des femmes, camp de Tabarre Issa,  2010

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Atelier de confitures TOPLA, Vallue

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J’ai signé deux articles dans INTERFACE N° 109 et 111et je suis sollicité pour en écrire un autre. Pourquoi?  Je me sens très proche de ce pays francophone où j’ai travaillé pendant 6 ans.

–          le peuple haïtien nous a accueilli avec une gentillesse peu commune ; de plus  il manifeste une créativité « extra-ordinaire » que nous avons découvert à travers la peinture, les sculptures, la musique,  la littérature et même l’informatique

–           Depuis notre retour en 2001 et notre engagement dans le secteur associatif,Maguy dans l’association «  Lyon Haïti Partenariats » et moi au sein du Collectif Haïti de France, dont je suis le président national, nous avons constaté que le cas  d’Haïti rassemble presque toutes les questions liées au développement et à la lutte contre la pauvreté. Les aides d’urgence sont   nécessaires après un séisme ou des cyclones, mais elles sont insuffisantes pour permettre  le développement.

–          N’oublions pas  aussi que Haïti  a 4 siècles d’histoire commune avec la France et que aujourd’hui comme hier,ce pays est un enjeu géo-stratégique politique pour les Caraïbes(les USA l’ont bien compris), un enjeu pour l’avenir de la francophonie dans cette région et sans doute pour l’équilibre du monde : peut-on laisser un peuple dans un tel état de dénuement, après l’avoir soumis par l’esclavage, l’avoir ruiné par le versement d’une « dette d’indépendance », et l’avoir ponctionné aujourd’hui encore, en favorisant le départ de 85 % de ces cadres, vers le Canada et les USA ?

COMMENT SE MOBILISER POUR SON DÉVELOPPEMENT?

                Notre démarche associative ne pourra pas amener les investissements lourds dont le pays a besoin, alors nous agissons dans plusieurs directions :

–          Nous diffusons de l’information aussi bien en France qu’en Haïti en partenariat avec une agence de presse haïtienne. , Alterpresse, et avec la  Fondation Culture et Liberté (FOKAL)

–          Nous sommes attentifs à la défense des droits humains ; ça commence par l’accès à l’état civil : 1 million d’haïtiens  en Haïti et en République Dominicaine n’ont pas été inscrit à la naissance et n’ont donc pas d’identité ce qui constitue un handicap énorme. Les autres droits fondamentaux : droits de se nourrir (travail sur la souveraineté alimentaire avec les associations paysannes), droit à l’éducation (soutien aux écoles et aux enseignants), droit à la santé .il ne peut y avoir de développement sans respect des droits.

–          La  principale démarche est actuellement de mettre l’accent sur la réalisation de projets économiques  en partenariat avec les associations haïtiennes plutôt que d’envoyer des dons. Ceux -ci apportent certes un soulagement immédiat, mais ne résolvent rien à long terme pour le développement économique et l’autonomie des populations.

Le ministre du Développement, Pascal CANFIN, disait récemment que « ce sont les petites associations de bases  qui sont les grands acteurs du développement local ». Nous sommes en communication constante avec la société civile dans les villages et les quartiers et nous disons que nous sommes le 4ème pilier du soutien au Développement, les 3 autres étant les grands organismes internationaux  multilatéraux, les états et les ONG.

Les acteurs de la solidarité avec  Haïti sur la Région Lyonnaise

La liste qui suit est valable pour la région lyonnaise, mais plusieurs autres régions se sont organisées et développent des actions similaires à Toulouse, Rennes, Lille, Marseille, Nantes, Poitiers  et Paris pour ne citer que les principales. Le Collectif Haïti de France regroupe  plus de 80 associations et 150 adhérents individuels. Les soutiens à Haïti sont nombreux mais dispersés, nous assurons le début de la mutualisation.

1)      Une dizaine d’associations sont regroupées dans leRéseau Rhône Alpes pour Haïti (RRAH)  au sein du  CADR (Collectif des Associations de Développement  en Rhône Alpes). Elles organisent fréquemment des évènements : au cours de l’année 2010, année du séisme, ce sont une centaine de conférences,  séances de cinéma,  pièces de théâtre,  débats,  expositions, soirées de solidarité  qui ont eu lieu dans la région. Les financements recueillis ont servi à soutenir la reconstruction des écoles, l’achats de semences, la confection ou réparation des citernes, …

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Camp d’informatique, Vallue, août 2011

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Construction d’une nouvelle école, Vallue, mars 2013

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2)       Plusieurs grandes ONG ou Fondations travaillant en Haïti, ont leur siège ou de fortes délégations à Lyon.

AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières)soutient le monde rural (65% de la population haïtienne) avec toutes ses productions traditionnelles et particulièrement les filières café, cacao, lait,.. cette dernière  en partenariat avec VETERIMED, ONG Haïtienne,  sur 2 programmes  LET AGOGO  ( « lait à profusion » dans une vingtaine de petites laiteries)  et ManmanBèf (programme d’achat de vaches qui sont  remises à  des familles haïtiennes  pour une durée de  4 ans). Nous suivons de près ces programmes. Le CADR  est porteur avec AVSF d’un  gros projet financé à 80% par la Fondation de France et par la Région RA  pour la réhabilitation d’un réseau de 50 unités de transformation de fruits (production de confitures, fruits séchés, liqueurs,…).

Handicap International, dont le siège est à Lyon, est  présent en Haïti depuis  10 ans. Cette ONG  emploie  actuellement  environ 100 personnes en Haïti pour les soins et  la ré-éducation de plus de 5 000 handicapés.

La Croix Rouge Internationale est présente en Haïti depuis plus de 50 ans par le biais de CARE-Haïti avec de multiples interventions : aides d’urgences, abris provisoires et habitat, choléra et sécurité alimentaire… La délégation départementale du Rhône adhère à l’Association LYON HAITI-Partenariats.

La Fondation Mérieux a une représentation permanente en Haïti pour suivre toutes les maladies infectieuses (tuberculose, VIH,..) : soutien aux structures et laboratoires de santé, micro- crédit aux familles des malades, soutien mère-enfants et dépistage-diagnostique.

Le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) suit 5 projets dans des villages haïtiens ; c’est le siège de Paris qui assure l’animation et le suivi. Idem pour Médecins du Monde.

 Le SCD (Service de Coopération pour le Développement) dont le siège est à La Mulatière envoie des volontaires, souvent jeunes diplômés, pour une durée de 1 ou 2 ans. Ils sont 15 actuellement en Haïti.

3)      Quelques exemples de  petites entreprises ou de bureaux d’études avec lesquels nous sommes en relation :

  • L’entreprise COQUARD  a expédié  en mars 2012 , à la demande de 2 clubs Rotary (Villefranche et Belleville en Beaujolais) le matériel inox pour la mise en place d’une  laiterie (200l/jour) dans le village de Vallue, situé à 65 kms de Port-au-Prince.
  • GIRUS dans le domaine de l’environnement, de l’accès à l’Eau et du traitement des déchets urbains.
  • Le RONGEAD (Réseau des ONG pour le Développement Rural)  travaille avec le CEFREPADE, hébergé à l’INSA,pour la valorisation des déchets d’anacardes (noix de cajou).
  • La Fondation de la Société SOGELINK, créée suite au séisme, nous a demandé de participer à son conseil d’administration pour sélectionner des projets humanitaires.

4)      Les établissements d’Enseignement Supérieur accueillent des étudiants  et des chercheurs haïtiens :

  • –  ce sont les 3 grandes universités de l’Etat et les écoles d’ingénieurs (notamment INSA et ENTPE) :
  • – Le CIEDEL à l’université catholique. ( 5 étudiants présents cette année)
  • IFRAMONDE (Université Lyon 3)
  • – l’ENS qui participe avec plusieurs pays dont Haïti à un programme de recherches au sein de la francophonie. L’ENS a accueilli le Réseau Rhône-Alpes pour Haïti en janvier et février 2012 pour l’exposition « Haïti 500 ans d’Histoire » (2 000 visiteurs), et a  permis la tenue de 3 conférences .

5)      Deux actions de Recherche importantes sont menées sur des sujets concernant Haïti et financées par l’Agence Nationale de la Recherche                  ( programme ANR-Flash Haïti )

 – GEDEAH ( Gestion Décentralisée des déchets et développement de filières Agricoles en Haïti ).  Contrat d’environ 250 000 € sur 3 années au Laboratoire de Génie Civil et d’Ingénierie Environnementale (LGCIE) de  l’INSA , en partenariat avec le Centre Francophone de Recherche Partenariale pour l’Assainissement, les Déchets et l’Environnement (CEFREPADE), le GRET (Groupe de Recherche et d’Echange Technologique) et l’Université Quisqueya (Haïti).

RECREAHVI (Résilience et Processus Créateur chez les enfants et adolescents haïtiens victimes de catastrophes naturelles) Projet de l’Université Lyon 2 dirigé par Daniel Derivois, maître de conférences en psychologie, d’origine haïtienne, en partenariat avec  la faculté des Sciences Humaines de l’Université d’Etat d’Haïti et l’association Philosoph’Art. Montant du contrat du même ordre de grandeur.

6)      Des enseignants  du Supérieur, au sein de Universitaires Sans Frontières (USF-AWB),  se mobilisent pour donner des cours et mettre en place des formations  spécialisées. Ils interviennent avec des retraités du GREF (Groupement d’Enseignants  Retraités et Éducateurs sans Frontières) notamment pour la formation des enseignants haïtiens.

7)      L’association Lyon-Haïti Partenariats, (104 adhérents) créée en octobre 2011, développe un Partenariat avec l’Association des Paysans de Vallue (APV) :

  • Co-financement d’un Centre informatique,

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    Réservoir d’eau potable, Vallue, mars 2013

  • Co-financement du fonctionnement de l’école et du Centre de Santé,
  • Suivi des ateliers (transformation de fruits, laiterie).
  • Projet déposé auprès de la Fondation SOGELINK  en vue d’améliorer l’accès à l’eau en plusieurs points du village.

De plus elle accueille et soutient les étudiants et chercheurs haïtiens présents à Lyon notamment pour la recherche de stages. Ils adhèrent à l’association.

Deux laboratoires de l’INSA et de l’ENTPE ont formé ces dernières années 7 docteurs haïtiens, notamment dans le cadre d’une convention INSA-Université Quisqueya. Le Pr Evens EMMANUEL premier docteur formé (2003), est actuellement coordonnateur des formations doctorales en Haïti pour l’AUF. De plus  le CEFREPADE  et le LGCIE interviennent dans le traitement des déchets urbains et agricoles en vue de leur  valorisation. Deux séminaires sont prévus en juillet  2013 . Le prix  J.C. Fernandes, du nom de ce chercheur de l’INSA mort pendant le séisme, sera attribué à cette occasion. Un autre article spécifique est prévu pour un prochain numéro d’INTERFACE.

CONCLUSION

 On constate qu’il existe déjà beaucoup d’actions dans la région en soutien à Haïti et il ne manque que la vôtre.

Le monde actuel a besoin de solidarités actives pour retrouver un équilibre. Prenez contact avec « Lyon Haïti Partenariats » qui essaye de mutualiser toutes ces démarches.

Paul Vermande, INSA 1ère promotion

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